Avant tout il s’agit de bien comprendre par quel processus on devient précis en lancer de couteau et lancer de hache. La chose importante a comprendre c’est que les gains de précisions sont relatif à une zone. C’est a dire que lorsqu’on gagne en précision ; on ne devient pas  plus précis peu importe l’endroit ou l’on vise. on devient plus précis sur la zone a laquelle on c’est entrainé.

Pour illustrer ce propos prenons en exemple un pas de tir de compétitions. En championnat la cible du milieu à généralement un centre situé à 1,50m du sol, si je m’entraîne a visé ce point que ce passe t-il ? Mon cerveau apprend tout simplement à quel endroit dans l’espace la mains doit lâcher le couteau pour qu’il arrive dans le centre. En d’autre terme si je fait un lancer qui arrive au dessus du centre, je sais que je doit amener ma main plus bas pour lâcher le couteau. Et si mon couteau arrive trop bas je sais que je dois amener ma mains plus haut. Et tout l’entraînement consiste a trouver puis mémoriser le point parfait dans l’espace ou le couteau doit être lâché pour que ce dernier ce plante droit devant à 1,50m de hauteur.

Sauf que si je veux viser quelque chose qui se situe à 1,20m, connaître au centimètre prés la position à laquelle je doit lâcher mon couteau pour qu’il se plante à 1,50m ne me sert à rien… Car a 1,20m la position du buste ne sera plus la même, l’angle du bras par rapport au buste et beaucoup d’autre variable non plus. Donc la précision est toujours relative à une zone que l’on a travaillé et identifié par la répétition.

Travail de précision spécifique à la compétition

L’erreur que l’on peut faire lorsqu’on se prépare pour ces épreuves est de travailler uniquement comme si l’on était en championnat. C’est à dire en enchaînant chaque cible et en lançant un couteau par cible. C’est a mon sens une erreur car le fait de changer de hauteur à chaque lancer ne permet pas de s’ajuster. En enchaînant tout les couteaux sur une même cible on se laisse plusieurs chance de trouver et mémoriser le point précis auquel le couteau doit etre lâché. Si on change en permanence de hauteur on ne trouve jamais le point parfait. D’ailleurs je note que la plupart des gens on une des trois cible qui pose plus de problème que les deux autres, dans ce cas il ne faut pas hésiter à travailler 30 minutes ou 40 minute juste sur cette hauteur pour en finir au plus vite avec cette cible récalcitrante.

Une chose intéressante est aussi de travailler sur une seule ligne, c’est a dire d’aligner ses trois couteaux sur une ligne horizontal qui traverse le centre, cela permet de renforcer la constance. Faire des lignes parfaites est extrémement dur ! Même a trois mètres

Vous l’avez donc compris, si l’on veut être précis de manière global et pouvoir viser juste à n’importe quelle hauteur il faut s’entraîner à lancer ses couteaux sur toutes les hauteurs. Au final la polyvalence n’est rien d’autre que la maîtrise d’une multitude de points spécifiques.

C’est pour cela qu’en championnat il existe par exemple la redoutable épreuve de la silhouette, qui consiste à viser des cercles de 10cm situé à des hauteurs allant de 20cm à plus de 2m. Elle se déroule a 3m et vous pouvez très bien etre redoutable sur l’epreuve classique des 3m mais pourtant etre complètement dans les choux sur cette épreuve de la silhouette qui se déroule aussi a 3m. Il suffit de changer les hauteurs et l’on perd en performance.

Et il en va de même avec les différentes distances. Car changer de distance revient à viser un autre point. Si l’on recule pour lancer à 5m au lieu de 3m, il faut lacher le couteau plus haut. Plus on recule, plus il faut lancer vers le ciel. Donc on peut etre très fort a 3m mais etre très approximatif sur le 5m si on ne le travail pas. Chaque distance doit etre travailler, chaque point mémoriser…. C’est a cela que l’on voit les grands champion.